Le protoxyde d'azote, un enjeu pour l’assainissement
Rappelons que le protoxyde d’azote est un gaz à effet de serre (GES) dont le potentiel de réchauffement est très élevé, environ 300 fois supérieur à celui du CO₂.
Les émissions de protoxyde d’azote, dues à la biofiltration représente près de 40 % du bilan GES global du SIAAP. Afin de renforcer la maîtrise de son empreinte carbone, le SIAAP a engagé une démarche d’innovation incrémentale, portée par sa Direction Innovation, pour apprendre à mesurer, anticiper, et réduire ses émissions de GES.
Le site Seine Centre a joué un rôle clé en accueillant depuis novembre 2024 sur sa zone « inneauvation » un dispositif innovant de mesure en continu du protoxyde d'azote. Le site franchit une nouvelle étape : il teste depuis cette année un pilote dont l’objectif est de détruire le protoxyde d’azote.
Ne plus seulement mesurer le protoxyde d'azote, mais le détruire
Le dispositif capte l’air vicié chargé de protoxyde d’azote puis l’achemine sur près de 70 mètres via un canal jusqu'à un réacteur catalytique, où le protoxyde d’azote est décomposé en azote et oxygène. Objectif : un taux de destruction de 90 %, avec une consommation énergétique minimisée.
L'expérimentation, conduite en partenariat avec OTV (Veolia) et Enercat, se déroule sur 18 mois. Si les résultats sont concluants, ce procédé pourrait être mis au service du Schéma Directeur Industriel du SIAAP, et de son objectif de réduction de l’empreinte carbone de l’activité d’assainissement.

