Seine aval

Seine aval, une usine en pleine modernisation

Localisation : étendue sur 800 ha, l’usine Seine aval occupe les terrains de différentes municipalités : Achères, Maisons-Laffitte et Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

 

 

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Date de mise en service : 1940.

Rayon d’action : l’agglomération parisienne dont elle traite 70 % des eaux usées.

Capacité de traitement : 1 700 000 m3 d’eau/jour – réduction après modernisation : 1 500 000 m3/jour.

Profil

Seine aval est aujourd’hui au coeur d’un vaste chantier de rénovation destiné à en faire une usine moderne alliant performances et protection de l’environnement.

Le schéma directeur de la refonte de Seine aval est le fruit de trois ans d’études, de débats et de concertation avec les élus et les associations riveraines. Il définit le Seine aval de demain (technologies, performances, objectifs environnementaux, architecture…).

Afin d’améliorer la qualité du traitement des eaux usées, et répondre ainsi aux objectifs de bon état écologique imposé par la directive cadre européenne d’ici 2021, la refonte de Seine aval passe notamment par une épuration des eaux et une valorisation des boues totalement repensées.

La mise en eau en 2011 de trois nouveaux équipements (unité complémentaire de dénitrification, unité de dépollution des effluents de traitement des boues et unité d’épaississement des boues) pour répondre à la Directive eaux résiduaires urbaines (DERU) constitue l’amorce du processus de modernisation du site. Tandis que la réhabilitation des installations du prétraitement actuellement en cours constitue la première grande étape de la refonte.

Présentation générale de l'usine.

La refonte

Après trois ans d’études et de concertation, la Commission nationale du débat public a confirmé le 20 février 2008 la nécessité de refondre Seine aval et d’en faire un site industriel exemplaire : plus respectueux du cadre de vie des riverains, plus performant et plus moderne pour améliorer les conditions de travail des équipes.

Le projet de refonte de Seine aval conjugue écologie, sécurité et investissement sur le long terme avec :

  • 300 ha libérés à l’ouest du site et rendus à la Ville de Paris
  • une réduction de 40% de l’emprise au sol de l’usine
  • la démolition des bassins de traitement primaire actuellement à ciel ouvert
  • une file eau repensée
  • une stratégie multi-filières pour la valorisation maximale des boues 
  • un vaste programme d’aménagements paysager

1. Première étape: la modernisation du prétraitement

2. Deuxième étape: la refonte de la file de traitement des eaux

Afin d’assurer le traitement de 67 % des volumes entrants dans l’usine, les unités de nitrification et dénitrification existantes seront renforcées. Au total ce sont plus de 150 biofiltres qui permettront l’élimination des pollutions dissoutes.

  • La file membranaire

Pour la dépollution des 33 % des volumes restants, le SIAAP a choisi la technologie de l’ultrafiltration membranaire : 462 000 m² de membranes, qui agissent comme une barrière physique et permettent d’obtenir une eau d’une qualité conforme aux exigences environnementales les plus strictes.

3. Une valorisation optimale des boues

La filière boues fera l’objet d’études dès 2015 avec pour objectif leur valorisation en fonction de leur nature et de leur qualité.

4. Les grandes dates de la refonte

  • Septembre 2007 : débat public
  • Novembre 2008 : concertation avec élus et associations
  • 13 mai 2009 : adoption du schéma directeur par le Conseil d'administration du SIAAP
  • 2009-2011 : appels d’offres et enquêtes publiques
  • Juillet 2012 : début des travaux du prétraitement
  • Novembre 2013 : début des travaux de la file biofiltration

Traitement des eaux

L’élimination des pollutions carbonées

Le carbone est contenu principalement dans les matières organiques.

Le traitement du carbone est la première étape du traitement biologique, après les traitements physiques que sont le dégrillage, le dessablage, le déshuilage et la décantation primaire. C'était la seule pollution traitée à Seine aval jusqu'en 1990.

Grâce à l’insufflation d’air dans les grands bassins rectangulaires divisés en canaux (bassins d’aération), les bactéries non pathogènes naturellement présentes dans l'eau se développent en présence de l’oxygène. Dans le bassin, elles sont en contact avec la pollution carbonée dont elles vont se nourrir.

La clarification ou décantation secondaire

Cette opération consiste à séparer l’eau des bactéries par décantation. Les bactéries, alourdies par leur consommation de carbone, tombent au fond des clarificateurs circulaires et sont ensuite, pour une grande partie, réinjectées dans les bassins d'aération afin de permettre à ceux-ci de conserver un stock suffisant de bactéries pour recommencer le cycle du traitement. L'eau clarifiée est envoyée vers la prochaine étape d’épuration, l'élimination du phosphore (clarifloculation) et de l'azote (nitrification et dénitrification).

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Traitement des boues

Mieux on traite les eaux, plus on produit de boues qu'il faut, à leur tour, traiter.

On estime ainsi à 15% l'augmentation du volume annuel de boues produites suite à la mise en service de l'unité de traitement des pollutions azotées en 2007.

Pour traiter les boues d’épuration, la digestion anaérobie déjà mise en œuvre avec Achères I a été maintenue et développée au cours de l’évolution de l’usine Seine aval. Elle est suivie d’un conditionnement thermique permettant une hygiénisation complète des boues et une déshydratation poussée (une siccité de 50%) pour limiter la quantité d'eau à transporter.

Le SIAAP mise sur une démarche durable de valorisation diversifiée des boues, favorisant une démarche "produit" plutôt qu’une logique de "déchets". Les boues digérées sont valorisées en agriculture comme matières fertilisantes (60% des volumes) et en composts. En cas de non-conformité, les boues sont conduites en Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU). Le biogaz issu de la digestion des boues couvre 60% des besoins énergétiques de l’usine : chauffage des locaux, conditionnement thermique des boues, production d’aire pour la file bio, chauffage des digesteurs.

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Tableau de bord

Retrouvez les bilans d’exploitation des usines d’épuration du SIAAP:

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Plus d'informations sur les autres usines : Marne aval, Seine amont, Seine centre, Seine Grésillons, Seine Morée

En savoir plus Initiation à l'assainissement

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Maison de l'Environnement

Destinée aux riverains et associations de l’usine Seine aval, la Maison de l'Environnement est un lieu d'échanges et d'information sur notre activité, la refonte de l’usine, le suivi de la qualité des rejets et la surveillance environnementale du site.

En créant la Maison de l’Environnement, le SIAAP continue son engagement en faveur de la transparence sur ses activités.