Partager

3e phase de partenariat avec la Chine

Le SIAAP, l'EPTB Seine Grands Lacs, l'Agence de l'eau Seine-Normandie et l'Office international de l'eau participent, depuis 2010, à une coopération intergouvernementale, qui lie le Ministère français de la Transition écologique et solidaire et le Ministère chinois des ressources en eau.

Dans un pays marqué par une gestion très fragmentée de la ressource en eau, le partenariat entre la France et la Chine a pour ambition de développer un projet de gestion intégrée des ressources en eau. Pour atteindre cet objectif, qui suppose des échanges et un travail plus réguliers entre des administrations locales chinoises peu habituées à communiquer entre elles, le SIAAP, l'EPTB Seine Grands Lacs, l'Agence de l'eau Seine-Normandie (AESN) et l'Office international de l'eau ont souhaité procéder par étape.

Les trois accords de coopération, signés en 2009, 2012 et 2016, ont ainsi progressivement porté sur des bassins versants et des territoires de plus en plus grands, situés dans le vaste bassin de la Hai, qui souffre, dans le nord-est du pays, de sécheresse chronique, de pollution et de dégradation environnementale. Du petit bassin versant de la rivière Zhou à celui, plus important, de la rivière de la Luan, le SIAAP et ses partenaires ont à chaque fois suivi la même démarche : forts de leur expertise technique, ils accompagnent leurs homologues chinois dans le recueil des données nécessaires à la réalisation d'un diagnostic complet de l'état des pressions sur les ressources en eau du bassin ; ils co-construisent, ensuite, un programme de mesures correctives pour la restauration des fleuves, ce qui comprend également la mise en place d'instances de concertation entre les administrations concernées.

Tandis que l'AESN a assuré des formations sur la gestion intégrée des ressources en eau, le SIAAP met en place, de son côté, des formations sur l'élaboration d'un schéma directeur d'assainissement, une compétence indispensable au développement d'une politique d'assainissement efficace : après une première session consacrée, en juin 2016, aux questions théoriques, une seconde, plus concrète, est prévue, sur le terrain, en 2018.

En passant d'un terrain d'expérimentation de 2 000 km2, dans le cadre de la première coopération, à un bassin versant de 44 000 km2 pour celle qui est en cours, les partenaires se fixent des objectifs plus ambitieux de collecte et de synthèse des données, mais aussi d'implication des autorités locales. La réussite de cette nouvelle étape déterminera la capacité des acteurs à généraliser, à plus long terme, le modèle proposé par les experts franciliens.

Cette coopération n'engage pas de subvention de la part du SIAAP, qui mobilise, en revanche, ses experts pour 2 à 3 missions d'une semaine par an.

Présence à l'international