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Qualité de l'eau de la Seine

Détail de la qualité de l'eau de la Seine

Une qualité influencée par la météo

La Seine a depuis longtemps été aménagée pour la navigation par la construction de barrages et d’écluses. Ceux-ci permettent de maintenir un plan d’eau à peu près constant, si bien que les variations de débit entre été et hiver passent relativement inaperçues.
Pourtant, ces variations existent bien. En hiver, le débit de la Seine peut dépasser 1 000 m3/s  (2 300 m3/s en 1910), alors qu’en été il avoisine 100 m3/s. Et encore, ce débit est-il fortement soutenu par les barrages réservoirs situés à l’amont de la région parisienne, qui relâchent alors l’eau stockée en hiver.
La qualité de l’eau de la Seine résulte finalement du mélange entre ce débit d’eau affluant, considéré comme propre, et l’ensemble des rejets plus ou moins polluants qui s’y trouvent déversés du fait de l’activité humaine.
La qualité de la Seine, c’est un peu comme la qualité de l’air, cela dépend beaucoup des conditions météorologiques.

Tableau de bord de la qualité de la Seine


Des facteurs d’influence

Quand il y a beaucoup de débit, c’est comme lorsque le vent est fort, la dilution joue un rôle positif.
En revanche, lors de gros orages, en été, les déversements directs d’eaux sales peuvent être considérables et entraîner la pollution du fleuve.
La température de l’eau joue aussi un rôle important dans le fonctionnement de la rivière. Les températures élevées, qui augmentent la vitesse des réactions biologiques, sont également défavorables à la qualité de l'eau. Le résultat de l‘ensemble des ces facteurs, débit, température de l’eau, nature et quantité des rejets déversés vont se traduire lors de l’analyse de l’eau de la Seine par des résultats très variables sur l’ensemble des composés que l’on peut analyser.
Les retenir tous conduirait à se noyer sous les chiffres et ne permettrait pas d’en tirer une information pertinente et accessible.


Le critère de l’oxygène dissous

Nous avons choisi de retenir un seul paramètre, mais qui intègre le mieux possible l’état général de l’eau et qui soit en liaison directe avec l’élément primordial de la rivière, la vie piscicole.
Ce paramètre, c’est l’oxygène dissous dans l’eau.
Il conditionne la répartition des espèces piscicoles. Les truites, qui ont besoin de beaucoup d’oxygène, vivent essentiellement dans les eaux fraîches, les mieux oxygénées dans les partie situées à l’amont des cours d’eau. En hiver, on pourra en trouver dans la Seine à Paris.


Il représente finement la réaction de la rivière aux agressions dont elle est l’objet.
Lors de déversements d’eau polluée, celle-ci sert de nourriture pour les microorganismes présents. Les bactéries se développent d’autant plus vite que l’eau est chaude et polluée, et consomment l’oxygène nécessaire à leur respiration. La demande en oxygène est plus forte que les apports assurés par la surface de contact avec l’air et la concentration en oxygène diminue. La vie des organismes supérieurs, tels les poissons, peut alors être menacée.
Il a donc été choisi de construire un indice de la qualité de la Seine reposant sur les mesures de débit, de température et de teneur en oxygène dissous.
En permanence, ces valeurs sont mesurées sur 9 points situés à l’aval de Paris, la zone la plus menacée, et permettent, quotidiennement, la définition d’un indice de qualité.

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